Le traitement préventif du bois de construction est la meilleure protection contre les insectes xylophages. Il est d'ailleurs obligatoire dans certaines zones et pour certains usages.
La norme EN 335 définit 5 classes d'emploi selon l'exposition du bois à l'humidité et aux risques biologiques. Pour la construction : classe 1 (bois intérieur sec, non exposé : plancher, cloison), classe 2 (bois intérieur ou sous abri, humidification possible : charpente, ossature), classe 3 (bois extérieur sans contact sol : bardage, fenêtres), classe 4 (bois en contact avec le sol ou l'eau douce : pieux, terrasse).
Chaque classe impose un niveau de traitement minimum contre les insectes et les champignons. En zone termitée, la classe 2 minimum est requise pour tous les bois de structure.
Traitement par autoclave : le bois est placé dans un autoclave (caisson pressurisé) et imprégné en profondeur d'un produit insecticide-fongicide sous vide et pression. Protection durable (30 à 50 ans). Méthode de référence pour les bois de classe 3 et 4.
Trempage : immersion du bois dans un bain de produit pendant plusieurs heures. Pénétration moins profonde que l'autoclave mais suffisante pour la classe 2. Utilisé en usine pour les charpentes industrielles.
Badigeon et pulvérisation : application de surface d'un produit insecticide-fongicide. Protection superficielle (classe 1). À renouveler tous les 10 ans.
La réglementation française (arrêté du 27 juin 2006) impose un traitement préventif anti-termites pour toute construction neuve dans les départements couverts par un arrêté préfectoral. Ce traitement porte sur les bois et matériaux à base de bois utilisés dans la structure.
Le DTU 31.1 (charpente bois) et le DTU 31.2 (ossature bois) précisent les exigences de traitement pour chaque élément de construction. Le non-respect de ces obligations engage la responsabilité du constructeur au titre de la garantie décennale.
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